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Le Colonel Stanislas Muheto mais aussi les Généraux Mutupeke et Nakabaka par Jean Scohier Muhamiriza

Si, en République démocratique du Congo, des civils Maimai soient-ils, peuvent tout se permettre jusqu’à s’immiscer dans la gestion de l’armée, ce que l’inviolabilité de l’institution sacrée aura atteint son paroxysme à outrance.


Dans l’Est de la RDC, il y a des gens qui se sont substitués à l’Etat dirigé par Félix Thisekedi Tshilombo. Au nom de la haine contre les Banyamulenge, les Babembe, Fuliru et Nyindu décident, jugent et tranchent sur ce qui doit être le sort de leurs ennemis tutsi à la place des services autorisés. À la place des institutions et du chef de l’Etat en sa qualité de garant de la nation congolaise.


Le colonel Stanislas MUHETO Tambwe, Munyamulenge, est empêché par les Maimai fuliru, bembe et nyindu de rejoindre son poste à Lulimba dans le territoire de Fizi sous prétexte qu’il avait tué des civils à Makobola le 29 décembre 1999. Mais en réalité le colonel Muheto n’était un qu’un soldat du rang sous les ordres de LIKONGO commandant en chef du secteur sud sud à l’époque et actuellement en œuvre à Kinshasa.


Des archives et lui-même constituent un témoignage irréversible si l’Etat major général tient à connaître ce qui s’était réellement passé ce jour là à Makobola afin de punir le coupable. Nous demandons que l’implication du gouvernement congolais et son armée mette un terme aux spéculations d’une population en ébullition pleine de haine et d’esprit revanchard. Gratuits.


Par contre, le colonel Muheto est un militaire connu pour ses hauts faits d’armes célèbre et apprécié par sa hiérarchie pendant la guerre du M23. Commandant secteur au moment de l’agression et en 2012, il s’était distingué par sa bravoure et sa témérité dans la conduite des opérations sur l’ennemi par rapport à bon nombre d’officiers hiérarchiquement supérieurs. Ce qui lui a valu son affectation à Kindu d’abord, puis dans le grand Kasai en suite plus précisément à Tchicapa en guise de récompense.


De 1999 à aujourd’hui qu’est-ce que ses détracteurs acharnés ont-ils attendu pour pouvoir porter leur plainte à qui de droit? Accuser le colonel Stanislas MUHETO Tambwe de sujet rwandais relève de l’ignorance sur la personne et sur soi-même. En 2002, lors de l’incursion de l’armée patriotique rwandaise à Minembwe contre l’actuel lieutenant général Pacifique Masunzu, le colonel Muheto fut un des meilleurs éléments qui luttèrent pour l’honneur de la République démocratique du Congo. L’agresseur fut bouté hors d’état de nuire. Du moment que vous les Babembe et les Bafuliru vous étiez incapables de veiller sur l’inviolabilité du territoire national à la frontière.


Les Maimai savent très bien qu’avec son déploiement à LULIMBA, dans le territoire de Fizi, toutes les guerres et bruit de guerre devront cesser. Illico. D’où leur acharnement indicible et indescriptible contre son affectation.


Des Abominations


Imaginez-vous chers compatriotes, que les protestataires aillent jusqu’à revendiquer le cannibalisme qu’ils s’étaient illustrés lors de l’assassinat sauvage du Major Joseph Kaminzobe à LUEBA près de Baraka en date du 29 décembre 2021. Ils disent dans leurs audios et vidéos : “Nous avons tué le Major Kaminzobe et mangé sa chair pour qu’il serve de leçon aux Banyarwanda“. En d’autres termes, pour que ces étrangers comme ils nous appellent déguerpissent de la République démocratique du Congo.


Une démonstration en plus que l’opposition au déploiement du colonel Muheto et les accusations qui l’accompagnent est un acte de barbarie tout court et du déracinement d’un peuple mal aimé. Une barbarie qui ne tient pas compte d’aucun critère mais uniquement justifiable par la haine, la jalousie, le sentiment d’aversion et de répulsion.


À titre illustratif, la population d’Uvira avait manifesté contre le déploiement du général RUGAYI simplement parce qu’il était Tutsi. L’Etat major congolais s’était laissé faire comme c’est le cas aujourd’hui avec le colonel Stanislas MUHETO Tambwe.


Pour ce qui est du colonel contesté, le général de brigade RAMA d’Uvira (un Mulega) proche des Babembe emboîte le pas aux insurrectionnels de mauvais goût. Alors qu’il devait réprimander ces inciviques Maimai pour le respect de l’armée et du colonel Muheto.


Autrement dire, si l’armée congolaise continue de fléchir aux réclamations rebelles des Maimai cela reviendrait à entériner tacitement l’idée de l’infiltration de l’armée congolaise par des "Banyarwanda". Ce qui revient à confirmer qu’après le colonel Muheto, un autre officier Munyamulenge suivra sans nul doute. Ainsi petit à petit la traque poursuivra son cours normal jusqu’à ce que le service commandé soit complètement épuré de tout élément tutsi au Sud comme au Nord Kivu.


Point n’est besoin de rappeler qu’un crime non avéré reste un crime présumé. Et à ce titre, il ne peut en aucune façon constituer une obstruction à un déploiement d’un officier militaire FARDC ayant fait ses preuves. Et si on s’en tenait au rapport Mapping il faudra alors tout déchoir à commencer par le président Joseph Kabila, son ancien chef d’état major Tango Fort et tout le reste.


Revenant au Sud Kivu et plus particulièrement au sein des tribus qui portent le flambeau de la contestation, que dire des généraux MUTUPEKE et NAKABAKA respectivement Bembe et Fuliru actuellement en poste à Kinshasa, première zone de défense et à Mbandaka-Équateur alors qu’ils sont gravement accusés, preuves à l’appui, de crime contre l’humanité et crime de génocide sur des réfugiés banyamulenge dans la nuit du 13 août 2004 à Gatumba au Burundi.


Au cas où le gouvernement congolais et son armée cèdent aux chantages du député national Freddy MUSAMBYA Abwe (Bembe de Fizi) ayant introduit la motion contre le déploiement du colonel Muheto à l’Assemblée nationale, les généraux précités : MUTUPEKE et NAKABAKA massacreurs des Banyamulenge doivent être rappelés d’urgence pour répondre de leur crime sur un peuple en terre étrangère.


Plus près de nous, en date du 30 juin 2021 alors que trois généraux étaient de passage à Minembwe dont le commandant de la 3 e zone de défense Yav Philémon quatre femmes et un jeune homme tous banyamulenge sont abattus à bout portant par des militaires de la 12e brigade sans plus. La population de Minembwe a beau crier mais le crime est resté sans effet jusqu’à ce jour. Le commandant de la place, monsieur MUHIMA Dieudonné alors le tortionnaire par excellence de la communauté banyamulenge dont il se réclame ennemi depuis ses racines au Nord Kivu n’a eu que comme reproche la mutation pour la province du Tanganyika à Kalemie.


Si nous autres banyamulenge on se mettait à décrire toutes les scènes horribles et macabres dont nous avons été l’objet ces dernières cinq années, on n’aurait pas de bibliothèques à contenir nos publications. C’est effarant et consternant que les victimes passent pour des bourreaux et vice versa. Nous demandons à la hiérarchie militaire, l’Etat major congolais en particulier, de prendre ses responsabilités en main et ne pas se laisser édicter des lois par les tristement célèbres Maimai qui ont sali la réputation de la RDC à l’Est du pays. Votre pouvoir de décision de déploiement des militaires ne peut souffrir d’aucune défaillance. Encore moins par des ennemis de la République, les Maimai fuliru, bembe et nyindu. Donc, laissez partir le colonel MUHETO Stanislas Tambwe rejoindre le lieu de son affectation sans autre forme de procès.


Jean scohier

MUHAMIRIZA

Président de la communauté des banyamulenge : SHIKAMA à Bukavu.

Dimanche, le 15 mai 2022.

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